C’est guignol, c’est guignol …

Le spectacle donné par les « politiques » dans le cadre de la préparation des régionales est désolant:

  • tout se négocie au niveau national, la spécificité de chaque région importe peu
  • … négociation portant, avant tout, sur la « course aux places ». Les programmes, idées, propositions ? On verra plus tard.

Ceci est aussi vrai à gauche qu’à droite … le F.N. s’en pourlèche  par avance les babines.

La nouvelle région Auvergne-Rhône Alpes ne fait pas exception et, ces derniers jours,  l’U.D.I. (signification du  « I » ?), a « choisi » de  se ranger derrière Laurent Wauquiez qui, par calcul (et non par conviction – c’est encore pire -), a décidé de reprendre à son compte certains arguments et comportements de l’extrême droite. La négation même de la politique telle que les démocrates la conçoive.

Les ficelles sont grosses, on devine même le marionnettiste:

  • Laurent Wauquiez se place en candidat « sarkozyste » et parie sur l’échec d’ Alain Juppé aux primaires. La région Auvergne Rhône-Alpes n’est pour lui qu’un marche-pied vers une destinée nationale (espère-t’il). Pour N. Sarkozy c’est un « test grandeur nature »: si les arguments de L. Wauquiez sont favorablement reçus, ils seront mis en avant pour la campagne des présidentielles … Jacques Barrot doit se retourner dans sa tombe.
  • Hervé Morin a négocié la région Normandie en proposant de se présenter à ces mêmes primaires (ce sera toujours quelques voix centristes qui n’iront pas à A. Juppé)
  • Jean-Christophe Lagarde a obtenu « ses » trois régions pour la même raison … même s’il s’en défend aujourd’hui, sa participation aux primaires est certaine (d’où la générosité de N. Sarkozy dénoncée par quelques hiérarques de L. R. qui, pour autant, ne sont pas dupes)
  • … et tout à l’avenant.

Saluons la liberté de paroles de certains membres de l’U.D.I. de Rhône-Alpes (Michel Mercier, Thierry Cornillet …) qui affirment que cette option tactique n’est pas la bonne. En effet, outre un certain « reniement de valeurs » qu’elle sous-tend, sa justification électorale n’est pas démontrée en regard d’un scrutin à la « proportionnelle » (sauf d’avoir peur de faire moins de 5 %).

Le MoDem va poursuivre sa démarche non partisane de rassembler des réformateurs, élus ou de la « société civile », soucieux de la région Auvergne – Rhône-Alpes et voulant pour elle le plein emploi et son inscription dans une dimension européenne.

Pour le second tour ? Les résultats  du premier tour auront défini les lignes directrices prioritairse et, en conséquence, les rapports de force inter-listes candidates … ce n’est qu’à ce moment là qu’il faudra « négocier des places ».

Chacun d’entre-nous sait donc ce qui lui reste à faire.

 

 

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