C’est les « secondaires » …

C’est Jules qu’a voulu qu’on en parle. Moi j’y ai dit que c’était pas mal que M. Hollande ou Mme Aubry i soient aux secondaires … vu que y avait pas beaucoup de différences. Lui, i m’a encore dit qu’avec tout c’qu’il avait entendu à la télé ça lui prenait encore la tête.

« Voyons voir », qu’j’y ai dit (parce que je sentais bien qu’il était largué depuis notre dernière discussion). Alors i’m’dit:

  • M. Hollande, qui lui a toujours dit qu’il voulait se prendre le bec avec M. Sarkozy, i risque de pas y aller alors que 40 % des gens qui ont été voter hier sont d’accord avec lui ? Mais, tout le monde a pas voté ?
  • Mme Aubry, è remplace bien DSK qu’était vachement à droite, alors pourquoi qu’i disent que, maintenant, elle est  la plus à gauche ? Et que sur l’Europe (Jules, il y tient beaucoup, ché pas pourquoi; depuis la guerre peut-être ?), elle est du côté de Hollande, et que les gars qui sont derrière elle i veulent faire autrement sans préciser comment ?
  • M. Montebourg, qu’est en colère après Mme Aubry depuis qu’elle a été élue secrétaire du PS par les voix de son copain M. Guérini de Marseille, vu qu’il est encore plus à gauche, i devrait quand même voter pour elle ? Alors que, moi j’pense, que les gens qu’aiment Montebourg, pour de vrai, i vont voter pour Mme Joly ou pour M. Merlanchon, non ?
  • Et tout ça, Dimanche prochain, i vont nous dire que tout va bien entre-eux mis à part un détail: i’z’ont pas les mêmes idées ! Y’a sûrement une logique que seul les initiés doivent comprendre ? (J’ai été surpris que Jules i dise un mot aussi savant que « initié »)

Moi, j’dois dire, que j’ai pas su quoi répondre à Jules. On a juste convenu que cette histoire de droite / gauche, ça foutait le bordel et, comme disais M. Borloo qui vient de laisser tomber, les primaires « ça rajoute de la confusion à la confusion ».

Claude Escande :-)

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2 réponses à C’est les « secondaires » …

  1. Emmanuel AMPHOUX dit :

    Ajouter de la confusion, ce peut être le risque des primaires du parti socialiste, en tout cas pour les électeurs du Parti Socialiste.
    Pourtant la mobilisation observée dans le pays, à l’occasion de ces primaires, est riche d’enseignement :
    1) les débats d’idée ont été largement suivis par les électeurs, si l’on se réfère aux audiences observées, et ceci montre que les citoyens attendent beaucoup de l’échéance de 2012. Ils ont indiscutablement un « désir d’avenir », et sans aucun doute un désir d’avenir sans l’UMP aux commandes du pays.
    2) la capacité de mobilisation des électeurs est réelle, sous tendue par une envie profonde de changement, même pour simplement désigner, « in fine », le candidat d’un parti parmi d’autres, pour l’élection future à la magistrature suprême, dans quelques 6 mois. Tout ceci reflète l’état de frustration actuel des citoyens qui ont vécus 5 années de mépris au fil du quinquennat du pouvoir actuel, remarquable par le degré zéro du dialogue sociétal, et social. Souvenez vous juste de la façon dont la réforme des retraites a été menée, en piétinant les réactions légitimes et manifestations multiples et répétées d’une majorité de la population. Un pouvoir arrogant et sourd aux revendications de justice sociale, sûr de son fait car possédant une double majorité parlementaire, à l’assemblée nationale et au sénat.
    3) un temps médiatique s’ouvre pour les centristes, et donc pour le MODEM ;
    je m’explique : pour des raisons de « temps de parole décompté », le candidat socialiste va être obligé de faire retraite et se montrer discret dans les semaines à venir et il lui reviendra de construire un programme de synthèse pour la campagne prochaine, la vraie…
    C’est ce moment qu’il faut utiliser pour commencer d’intéresser puis de mobiliser celles et ceux qui s’interrogent dans notre pays ; Ni de droite, ni de gauche, ils rêvent effectivement d’une troisième voie, regroupant largement au delà des clivages partisants, qui sont réducteurs, pour le grand défi de la remise en marche de notre Pays, du retour à l’équilibre de la gestion, de l’abandon de la drogue mortelle du déficit budgetaire.
    C’est le moment de dire que nous sommes prêts à relever ce défi en ciblant des objectifs réalistes et en disant la vérité.
    Nous pouvons le faire, pour notre Pays.

    • modem07 dit :

      Merci pour cette analyse qui complète bien le débat naturel sur le bien-fondé de cette initiative que sont « les primaires » ainsi que sur les conséquences court-terme pour notre mouvement.
      Claude Escande

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