La dette grecque: de quoi parle-t-on ?

150130- La dette grecqueEn complément à l’article précédent, pour mieux comprendre ce qui se dit dans les médias ces jours-ci, nous avons relevé cet article du site France Culture – clic relatant « comment la dette grecque est devenue un fardeau européen ». Cet article très précis ne donne pas dans les commentaires mais dans les faits.

Au moment où l’on parle de renégociation, il est interessant de savoir, entre-autres, que

  • la France:
    • s’est engagée pour 42 Milliards d’ euros pour aider la Grèce (rappel, à titre d’ordre de grandeur, le déficit budgétaire français pour 2014 est prévu à 80 milliards)
      • 11 Milliards par un prêt direct d’Etat à Etat
      • 31 Milliards qu’elle a garantis sur l’emprunt effectué par le Fond Européen de Stabilité Financière (c’est à dire qu’elle s’engage à payer si la Grèce ne paie pas)
    • a touché 0,729 Milliards sur 4 ans au titre des intérêts reversés par la Grèce (soit 1,65 % de gain par an pour les 11 Milliards prêtés)
  • la Banque Centrale Européenne reverse à la Grèce les intérêts qu’elle perçoit de l’achat de la dette Grecque

A écouter également, l’interview de François Bayrou sur le sujet:

http://www.dailymotion.com/video/x2fvk0m
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Une réponse à La dette grecque: de quoi parle-t-on ?

  1. Patrick Roccia dit :

    Je n’aurais pas dit mieux, enfin si, j’aurais ajouté que la crise grecque ne date pas d’aujourd’hui, mais d’avant-hier.
    Après le traité de Maastricht (1992), introduisant le Pacte de Stabilité et de Croissance (les fameux 60 % de dette, et 3 % de déficit), et conduisant à la création (incomplète) de l’Euro, la question de l’adhésion de la Grèce s’est posée aux dirigeants européens d’alors qui, malgré la quasi absence de système fiscal et une situation budgétaire bancale (merci Goldman Sachs), ont approuvé la demande d’adhésion.
    Rien de surprenant ensuite que les banques se soient ruées sur le fromage en utilisant toutes les ficelles pour prêter à des taux vertigineux (couverture du risque évoqué supra), tout en se garantissant par la titrisation des créances (CDO) et par l’assurance des prêts (CDS).
    C’est totalement similaire aux subprimes (les chiens ne font pas des chats).
    C’est même tellement similaire, que lorsque la crise éclate, les banquiers se retrouvent tout nus puisqu’ils se sont « couverts » les uns les autres.
    Et là, ils en appellent aux états pour les sauver du naufrage.
    La suite, vous la connaissez. Les états payent, se retrouvant au passage avec une dette abyssale, et les contribuables épongent pendant que les banquiers font la fête.
    Le peuple grec nous montre qu’il est possible, sous certaines conditions, de changer le cours des choses.
    La solution du problème, c’est plus d’Europe des citoyens, donc le renforcement des pouvoirs du Parlement Européen, et le retour à l’esprit communautaire des pères fondateurs.

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